Burkina – Terrorisme : les autorités confrontées à un nouveau défi sécuritaire dans l’Est

L’Est du Burkina Faso est en proie à une recrudescence d’attaques depuis le début de l’année. Le gouvernement affirme avoir déployé des moyens supplémentaires face à une nébuleuse dont les motivations restent encore floues. 

Alors que dans le Nord, l’armée burkinabè a considérablement affaibli les capacités de nuisance des combattants affiliés au groupe du prédicateur radical Malam Ibrahim Dicko autour de Djibo, un nouveau front émerge à l’Est.

Les attaques visant des civils, des membres des forces de sécurité et de défense ainsi que des symboles de l’État s’y sont multipliées au cours de ces derniers mois. Dernier événement en date, l’enlèvement d’un prêtre italien dans la région de Tillaberi, au Niger, à la frontière avec le Burkina, dans la nuit du 17 au 18 septembre. Selon plusieurs témoins, les ravisseurs se sont ensuite repliés avec leur otage au Burkina. Deux jours plus tôt, des individus armés non identifiés ont mené une double attaque dans l’Est. Bilan : huit morts et trois blessés.
Depuis février 2018, ce sont pas moins de 22 attaques qui ont frappé la région. À chaque fois, le modus operandi est le même, et les cibles identiques : attaque contre des convois de l’armée au moyen d’engins explosifs improvisés et destructions de symboles de l’État – gendarmerie, postes forestiers, commissariats.

Même les Koglweogo, des milices d’auto-défense qui se sont créées ces dernières années face à l’insécurité grandissante dans plusieurs régions du pays, semblent démunies. Un responsable local des Kogleweogo confie même à Jeune Afrique avoir été menacé. Il lui aurait été demandé de « se tenir à l’écart de leur combat ».

Une nouvelle katiba ?

Les assaillants, qui se déplacent à moto, semblent maîtriser le terrain dans cette région forestière. Ces attaques, visiblement planifiées et très bien organisées, ne sont pourtant pas revendiquées. Une réunion de coordination en vue de créer une katiba jihadiste s’est tenue en mars dernier dans une localité frontalière du Niger, selon une source au sein des services de sécurité burkinabè. La plupart des combattants présents ont fait leurs armes au Mali.
Plusieurs sources sécuritaires évoquent même la création d’un « sanctuaire » jihadiste dans l’Est
Cette nébuleuse, dont les ramifications avec les groupes terroristes actifs dans la région – GSIM, AQMI, al Mourabitoune, etc. – restent encore floues, serait dirigée par un guide spirituel burkinabè. D’autres sources avancent que le logisticien du groupe, rompu au maniement des armes et en engins explosifs improvisés, serait un transfuge de la secte islamiste Boko Haram.

Traqués dans le septentrion par l’armée nigérienne et les troupes de la force conjointe du G5 Sahel appuyée par les forces de l’opération française Barkhane, ces combattants seraient en quête d’une nouvelle zone de repli. Plusieurs sources sécuritaires évoquent même la création d’un « sanctuaire » jihadiste dans l’Est.

« Je ne sais pas si c’est Ansarul Islam qui est derrière ces attaques. Il m’est revenu que c’est un jihadiste traqué au Niger et sa bande, au sein de laquelle il doit y avoir des bandits, qui écument l’Est et se sont convertis en terroristes », abonde un autre responsable sécuritaire, se refusant à livrer plus de détails.
Des sources officielles burkinabè accréditent cette thèse. « En 2015, cette région, notamment la forêt du parc W, a connu une tentative d’implantation de groupes terroristes. Celle-ci a été mise en hibernation grâce aux différentes opérations menées dans le cadre de l’opération Tapoa », a déclaré le Premier ministre Paul Kaba Thiéba. Au cours de cette dernière, près de 200 présumés terroristes avaient été arrêtés par l’armée Burkinabè.
Une explication mise en doute par un haut gradé de l’armée, selon lequel les attaques n’ayant pas été revendiquées, « ce ne sont pas des terroristes ». Il s’interroge cependant sur ces « attaques planifiées » qui se concentrent uniquement sur le Burkina. « Je trouve vraiment incompréhensible le fait qu’ils ne font pas d’attaques au Bénin ou au Togo voisins », glisse notre source.

Opérations en cours

Devant l’Assemblée nationale, lundi 17 septembre, le Premier ministre a annoncé « le renforcement des capacités opérationnelles à travers l’équipement, l’entraînement ainsi que la formation des unités d’élite et de forces spéciales », afin d’accélérer la lutte contre le terrorisme. Il a également insisté sur les opérations conduites en interne et en coopération avec les pays voisins, dans le cadre d’organisation sous régionales, telles que le G5 Sahel.

Une source militaire locale a également déclaré à Jeune Afrique que des opérations sont actuellement en cours sur le terrain. « La situation commence à se stabiliser. Nos éléments des forces de défense et de sécurité ratissent la zone forestière, située près de la frontière entre le Bénin et le Niger. Des avions [de combat] sont également déployés pour apporter un renfort au troupes au sol », a précisé cette source.

Dans un communiqué publié mardi 18 septembre, le gouverneur de la région de l’Est « informe le public que la circulation routière entre les villes et les villages de la région est formellement interdite aux usagers se déplaçant en engin à deux roues ou en tricycles de 19 heures à 5 heures du matin pour compter du mardi 18 septembre 2018 jusqu’à nouvel ordre », le document précise par ailleurs que les véhicules automobiles, de transport de personnes ou de marchandises, autorisées à circuler seront soumis à des contrôles stricts.

Jeune Afrique.

Publicités

Capitaine DAO: « Monseigneur Paul Ouédraogo aurait signifié que c’était la vacance de l’appareil étatique qui le dérangeait »

Après le capitaine ZOUMBRI, c’était le tour du capitaine Abdoulaye DAO de passer ce mercredi 19 août 2018 à la barre du juge Seydou OUEDRAOGO pour dire ce qu’il savait des évènements du 16 septembre 2015 et jours suivants. Le capitaine DAO au moment des faits était à la tête du groupement d’intervention et de sécurité (GIS), la compagnie chargée essentiellement en son temps de la sécurité du président du Faso. A l’instar des autres accusés, ce commandant de groupement ne reconnait pas les faits qui lui sont reprochés. Si l’arrestation des autorités de la Transition est survenue alors qu’il était en mission à Bobo-Dioulasso, il dit n’avoir pris conscience que cela était un coup d’Etat que lorsqu’il a eu connaissance de la déclaration du Conseil national de la démocratie (CND) portant le général Gilbert DIENDERE à sa tête.

Complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, meurtre, coups et blessures volontaires, incitation à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline, voilà les quatre charges qui pèsent sur le dos du capitaine Abdoulaye DAO, commandant du groupement d’intervention et de sécurité à l’ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP) et par ailleurs le plus ancien et le plus gradé des officiers en exercice au RSP après que le général Gilbert DIENDERE et le colonel-major KERE avaient été démis de leur fonction pendant la Transition et que le lieutenant Yacouba Isac ZIDA ait été fait premier ministre.

Il ne reconnait aucun fait de ces faits et dit avoir travaillé dans le cadre de ses attributions classiques en tant que commandant de groupement. Selon son récit, il était à Bobo-Dioulasso depuis le 13 septembre 2015 pour des raisons de famille et de mission, puisque le 15 septembre, il devait se rendre à Banfora dans le cadre de ses attributions au RSP. L’arrestation donc des autorités de la Transition a eu lieu quand il était dans la capitale économique du pays. Quand il a eu vent de mouvements au RSP, il dit avoir appelé Ouagadougou, notamment le sergent KOUMBIA qui était sous sa coupole pour savoir ce qui se passait exactement. Mais, il dit n’avoir pas pu tirer grand-chose de son élément, sauf des craintes. Ce serait le sergent CISSE qui l’aurait par la suite  informé au téléphone de l’arrestation du président Michel KAFANDO, du premier ministre Yacouba Isac ZIDA et de deux autres ministres. Voulant connaître l’identité des auteurs, le sergent l’aurait fait comprendre que ces arrestations ont été opérées par des éléments du RSP. Il aurait également eu une conversation téléphonique avec le major BADIEL qui n’a pas voulu rentrer dans les détails et qui répondait à chacune de ses questions par une malice de sourire. Au commandant KORGO, il aurait conseillé de faire attention face à ce qui se passait et de toujours se référer au colonel-major et au général Gilbert DIENDERE.

001Son véhicule étant en panne et au regard de l’urgence du moment, il aurait fait des pieds et des mains pour rallier Ouagadougou le 16 septembre aux environs de 23h. Arrivé au camp après minuit, il se serait rendu directement au PC central dans le bureau du chef du corps pour prendre le pool de la situation. Il dit avoir trouvé une marée de soldats et il aurait immédiatement été convié à une rencontre des officiers du RSP avec les sages, composés de l’archevêque de Bobo-Dioulasso, de l’ancien président Jean Baptiste OUEDRAOGO et du Chef d’Etat major des armées. Ayant constaté que les problèmes posés par les uns et les autres étaient ceux que le corps connaissait depuis le début de ses crises en février, il aurait suggéré de laisser toutes les tergiversations et de trouver réellement des solutions, car cette fois-ci la crise était profonde. Pour lui, les problèmes soulevés étaient entre autres ceux relatifs aux carrières, à la sécurité et au fonctionnement du corps. Aussi, de ce qu’il retient de cette rencontre avec les sages, Monseigneur Paul OUEDRAOGO aurait signifié que c’était la vacance de l’appareil étatique qui le dérangeait beaucoup et il fallait qu’une solution puisse être trouvée, mais quelqu’un dans la salle aurait dit qu’ils l’assumaient et que même si c’était l’archevêque qu’on devait aller porter à la tête du pouvoir, ils allaient le faire ; mais Monseigneur aurait rétorqué que cela n’était pas de son rôle. Les sages seraient donc repartis sans qu’une solution à la crise ne soit trouvée.

Après cette rencontre des sages, le 17 septembre, le colonel-major KERE l’aurait instruit d’aller au PC, dans le bureau du chef de corps pour récupérer un document qui n’était rien d’autre que la déclaration du CND, mais qu’il dit ignoré en son temps le contenu. Le colonel-major lui aurait informé que cette déclaration sera lue à la télévision par le sous-lieutenant ZAGRE ; chose qu’il a contesté, car le désigné était un sous-officier, mais le colonel-major lui aurait rassuré que le général DIENDERE aurait donné son accord pour cela.

Il dit avoir eu par la suite le médecin colonel Mamadou BAMBA au téléphone à qui il a fait le point. Celui-ci se serait donc proposé de lire la déclaration. Laquelle proposition a été acceptée par le général quatre étoiles. C’est ainsi le colonel-major KERE l’a instruit d’aller remettre le communiqué au colonel BAMBA à la télévision nationale. Il dit n’avoir eu connaissance du contenu de cette déclaration et de la naissance du CND que lorsqu’un conducteur est venu dans le bureau du chef de corps où il était pour leur remettre une des chemises remis à la télévision au médecin colonel Mamadou BAMBA. « Dans la salle il y a eu froid lorsqu’on a pris connaissance de la déclaration », a-t-il affirmé. Une déclaration qui n’a pas convaincu le parquet militaire, car le médecin colonel BAMBA dans son procès-verbal a signifié que le capitaine DAO l’a appelé pour l’informer qu’il avait été celui qui a été désigné pour lire à la télévision la déclaration des putschistes. « Mon colonel, vous êtes désigné pour lire la déclaration. Il y avait un coup d’Etat. J’ai soupiré et je me suis retranché dans mon salon pour réfléchir s’il fallait que j’accepte ou pas », a déclaré le colonel BAMBA pendant l’instruction.

Selon lui, c’est plus tard, quand il était à la présidence que le colonel YONABA l’a approché pour l’informé que le président Michel KAFANDO n’était pas dans des conditions de détention dignes d’un président dans le bâtiment central. Il s’y serait donc rendu en compagnie du colonel YONABA. « J’y est vu le président KAFANDO et le ministre Réné BAGORO. J’étais vraiment gêné et choqué de l’état dans lequel j’ai trouvé le président. J’ai donc demandé qu’on le ramène à sa résidence. Le colonel-major KERE était de mon avis et le général DIENDERE n’a pas trouvé d’objection », a t-il expliqué. Il dit par la suite avoir échangé avec le premier ministre Yacouba Isac ZIDA et les deux autres ministres détenus et auraient pris les contacts de leurs familles afin de pouvoir récupérer des effets de première nécessité pour eux.

Selon ses dires, ce fut au cours de cette nuit qu’il aurait reçu l’information de l’arrivée des chefs d’Etat de la CEDEAO et compte tenu de ses attribution de commandant du GIS, il aurait donné des instructions afin que le cordon de sécurité soit mis en place à l’aéroport.

Le 18 septembre 2015, il soutient que le président du CND serait venu au camp dans la matinée et avec les chefs de corps et les officiers, il a demandé à ce que l’on neutralise les hommes, car il y avait des dégâts en ville. Après cette rencontre avec le général quatre étoiles, il dit avoir été toute la journée absorbée par l’arrivée des chefs d’Etat de la CEDEAO.

Les 19 et 20 septembre, il aurait accompagné le représentant des Nations Unis, Ibn CHAMBAS, Kadré désiré OUEDRAOGO et l’ambassadeur des Etats-Unis, MUSHINGUI sur instruction du colonel-major KERE pour voir le premier ministre détenu.

Il affirme aussi que le général serait revenu au camp pour expliqué que conformément aux négociations, il devrait remettre le pouvoir aux civiles. Ce qui a crée une grande inquiétude au sein de la troupe, car les éléments étaient anxieux quant à leur avenir et celui du général. Selon lui, l’information de la descente des autres garnisons sur le camp Naba Koom II et la mort du soldat Modeste e à Yimdi n’ont pas aussi facilité la tâche des chefs dans leur dynamique de rassurer et de convaincre la troupe d’accepter le désarmement.

09A part du 23 septembre, il note que les commandants de groupement, notamment lui, étaient dans la dynamique de la mise en œuvre des accords de sortie de crise, lorsqu’ils ont appris la dissolution du corps par le Conseil des ministres. Une dissolution qui selon lui a fait que les hommes se sont sentis manipulés et trahis par les chefs, car eux ils s’évertuaient à leur faire comprendre que tout allait bien se passer et que les préoccupations allaient trouver une solution.

Quoi qu’il en soit, le capitaine DAO affirme que les crises à répétions exacerbaient les uns et les autres qui attendaient impatiemment de voir le bout du tunnel, lorsque le coup de force perpétré contre les autorités de la Transition a eu lieu. « Le coup d’Etat était plus qu’un coup de massue que nous avions reçu. Nous ne nous attendions pas à cela », a-t-il noté.

Confronté aux résultats de l’expertise de ses téléphones, le capitaine DAO ne reconnait pas certains messages qui lui sont imputés, car ne reconnaissant pas le numéro qui lui a été attribué par l’expert.

Il faut noter que déjà avant son grand déballage, son conseil Me Dieudonné BONKOUNGOU demandait au tribunal d’écarter la pièce i3 et toutes les pièces y référant, car elle stipule que le capitaine DAO était à la tête d’un commando, alors que celui-ci au commencement des évènements était en mission à Bobo-Dioulasso. Par ailleurs, Me BONKOUNGOU a dénoncé une inversion de la charge de la preuve, car jusqu’à présent, il n’y avait aucune preuve matérielle qui dise exactement ce qui est reproché à son client.

Candys Solange PILABRE/ YARO

Radarsburkina.net 

Attaques terroristes au Burkina: accusé, le CDP sort de son silence

Les responsables du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex-majorité), ont animé ce mercredi 19 septembre 2018, une conférence de presse à Ouagadougou, pour répondre au gouvernement qui les accuse d’être l’instigateur des attaques terroristes actuelles qui viseraient à déstabiliser le Burkina Faso. Les dirigeants du CDP qui se sont prononcés sur la situation nationale, ont jugé que près de trois ans de gestion des affaires publiques du pouvoir actuel, « tous les indicateurs sont au rouge ».

Insécurité au Burkina, adoption du nouveau Code électoral à polémique, situation économique morose, politisation de l’Administration publique, précarité, justice à double vitesse, crise du logement, manque de financement dans le domaine éducatif, corruption galopante, liberté individuelle de plus en plus remise en cause et tentative de musellement de l’opposition, tels sont, entre autres, les sujets égrenés par l’animateur principal de cette conférence de presse, Achille Tapsoba, premier vice-président du parti fondé par l’ex-président Blaise Compaoré.

Pour l’ex-parti au pouvoir qui a dirigé le pays pendant 27 ans, « la situation nationale est des plus délétères de l’histoire de notre pays depuis les indépendances ». Le deuxième responsable du parti de Blaise Compaoré a lancé un appel aux militants du CDP « contre le dilatoire du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, parti au pouvoir) » qui chercherait des boucs émissaires face à son échec « total » en les accusant d’être à la base des problèmes que vit le pays, notamment les dernières attaques terroristes constatées dans ses parties Nord et Est. « Ceux qui nous gouvernent aujourd’hui ont fait la preuve de leur incapacité de diriger le pays, au point où ils voient du noir partout », a-t-il signifié.

En ce qui concerne les « accusations mesquines, politiciennes et calculatrices tous azimuts fait à l’encontre de notre parti, nous appelons (les dirigeants) à un peu plus de sérieux dans la gestion publique » parce que ces accusations « sapent le moral de Forces de défense et de sécurité (FDS) qui s’échinent nuits et jours pour défendre et sécuriser le Burkina Faso », a regretté M. Tapsoba.

« Le CDP n’est lié ni de près, ni de loin d’aucune manière à un quelconque groupe terroriste », a-t-il martelé en invitant les autorités à « traiter » cette affaire de façon « juridique et selon les règles de l’art (pour) que cela puisse permettre aux uns et aux autres d’avoir des éléments » d’analyse. « Le MPP avec une demie preuve ou un quart de preuve emprisonne les gens », a-t-il noté.

Pour lui, « quand on parle de l’ex-régime ou du CDP », il y voit les « présidents Compaoré et Roch Kaboré (chef de l’Etat actuel), le regretté Salifou Diallo (ex-président de l’Assemblée nationale) et Simon Compaoré (ministre d’Etat) ». Selon Achille Tapsoba, « toute accusation portée contre le CDP engage la responsabilité de ces messieurs-là (Roch Kaboré, Salifou Diallo et Simon Compaoré) qu’ils le veuillent ou non ».

Au CDP, « nous sommes des républicains, des démocrates », a dit son vice-président qui demande aux autorités de travailler de sorte à ce que « la panique ne cède pas à la rationalité ou aux accusations qui n’ont de sens que de la propagande politique ».

Politisation de l’administration publique

Les allers et venues de militants d’un parti à l’autre sont légion.  « Nous avons des camarades qui ont été approchés, consultés pour des postes de responsabilités administratives mais avec la seule et unique condition que tu quittes le CDP, tu viens avec nous », a affirmé le vice-président du parti. Mais, minimise-t-il, « quand c’est une personne, on peut dire que c’est isolé. Mais quand ça devient monnaie courante, on approche nos cadres pour leur valeur et leur compétence pour leur dire,  on voulait vous nommer mais il y a un problème ».

Mea culpa de la part d’Achille Tapsoba ? Ténor du parti, il ne cache pas l’existence de la pratique sous leur gestion. Celui qui dit avoir « des éléments très précis » sur cette affaire avoue : « pour être honnête et pour ne pas être amnésique, je me rappelle encore que ces genres d’accusations étaient portées contre nous également ». Cependant,  relativise-t-il, « ceux qui nous ont renversés ont dit plus jamais ces pratiques ». Achille Tapsoba indique  les avoir « crus sur parole ».

L’adoption du code électoral ne passe pas

La récente adoption de la loi portant relecture du code électoral n’est pas encore digérée au CDP. « Le CDP dénonce l’adoption du code électoral qui est la preuve concrète de cette division des citoyens » et déplore le « passage en force du pouvoir en lieu et place du consensus national nécessaire pour gérer une telle question ».

Achille Tapsoba et ses camarades appellent leurs militants à participer à la marche du 29 septembre 2018 à la place de la nation pour soutenir «l’opposition politique burkinabè qui veut faire un barrage aux pratiques dilatoires du MPP et de ses alliés et les empêcher de prendre les élections en otage ».

Il a appelé tous ceux qui partagent leur point de vue sur la gestion de la chose publique à sortir massivement pour la marche de l’opposition prévue pour le 29 septembre 2018.

Par Bernard BOUGOU

Wakatsera.com avec burkina 24

Karangasso Vigué : « C’est la dernière fois que quelqu’un se fait appeler Koglweogo ici » (Antoine Atiou, Gouverneur de la région des Hauts-Bassins)

L’ambiance était détendue sous les arbres du village de Karangasso Vigué choisis pour la rencontre entre d’un côté les Dozos et les 25 chefs villages de ce qu’on appelle depuis la colonisation le « Canton de Karangasso Vigué » et de l’autre, le gouverneur des Hauts-Bassins, le président du conseil régional et le Haut-commissaire du Houet.

La rencontre s’est tenue une semaine après les affrontements entre les Dozos et les Koglweogo, qui ont fait trois morts dont deux Koglweogo et le fils aîné du chef de village, a connu cependant un absent de taille : le maire de la localité, Seydou Sana. Ce dernier absent excusé de la rencontre par le gouverneur a été déclaré Persona non grata par une partie de la population qui l’accuse de prendre parti pour les Koglweogos. Après le message de compassion au nom du président du Faso, le gouverneur Antoine Atiou a indiqué que c’était la dernière fois que quelqu’un se faisait appelé kogolweogo dans la localité et a rassuré le chef de Canton que la loi s’appliquera dans sa plus grande rigueur à toute personne qui persistera.

» Nous savons où se trouve le mal et nous allons le couper jusqu’à la racine » a-t-il souligné.

En réponse, le président de l’union nationale des dozos Aly Konaté a dit tout simplement espérer que cette fois-ci sera la bonne, après plusieurs promesses vaines du genre des autorités locales.

C’est le même message de fermeté que le gouverneur est allé livrer à Koueredougou, fief des Kogolweogo à 18km de Karangasso Vigué où les violences de la semaine dernière ont eu lieu.

Refusant l’appellation Koglweogo, le groupe s’est voulu une police de proximité et a nié les faits de torture qui lui sont reprochés. Le gouverneur a été clair personne ne doit se substituer à l’autorité, un appel entendu selon le représentant du groupe Madany Traoré. Reste que ce n’est pas la première fois que l’autorité a promis de faire appliquer la loi pour mettre fin à ces violences meurtrières.

Le mercredi 12 septembre 2018, au moins 4 personnes ont été tuées et plusieurs personnes blessées dans un affrontement entre des membres du groupe d’autodéfense Koglwéogo et des chasseurs traditionnels communément appelés dozos.

Alidou Ouédraogo

Radio Oméga

Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 19 septembre 2018

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 19 juillet 2018, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 15 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE NEUF (09) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de la Sécurité :

– un décret portant création, organisation, attributions et fonctionnement de la Brigade spéciale des investigations anti terroristes et de lutte contre la criminalité organisée (BSLAT).

L’adoption de ce décret permet de créer et de rendre opérationnelle la Brigade spéciale des investigations anti terroristes et de lutte contre la criminalité organisée conformément à la loi n°006-2017/AN du 19 janvier 2017 portant création, organisation et fonctionnement d’un pôle judiciaire spécialisé dans la répression des actes de terrorisme.

– un rapport relatif à l’acquisition de Teslins pour la confection de cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB).

Le Conseil a marqué son accord pour l’acquisition de cinq millions (5 000 000) de Teslins repartie sur les années 2018, 2019 et 2020. Cette commande sera effectuée auprès de la société CANADIAN BANK NOTE COMPANY, LIMITED (CBN) pour un montant de cinq milliards cinq cent trente-six millions huit cent soixante-quatorze mille (5 536 874 000) FCFA TTC.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– un projet de loi portant modification de la loi n°013-2016 /AN du 03 mai 2016, portant réglementation des bureaux d’informations sur le crédit (BIC) au Burkina Faso.

Ce projet de loi vise à lever l’obligation d’obtention du consentement préalable du client sur les anciens prêts afin de permettre au BIC de collecter, d’utiliser, de partager et de diffuser les informations sur les antécédents de crédit des clients.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

– un projet de loi complétant et modifiant la loi portant réglementation des Systèmes financiers décentralisés (SFD).
Ce projet de loi vise à se conformer à la réglementation communautaire et à permettre aux systèmes financiers décentralisés du Burkina Faso d’offrir à leurs clients des services liés à la finance islamique.

Le conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

– un projet de loi de règlement et compte général de l’administration des finances au titre du budget de l’Etat, exercice 2017.

Ce projet de loi rend compte de l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2017.

Au 31 décembre 2017, les montants recouvrés se sont établis à mille quatre cent soixante-dix-sept milliards sept-cent soixante-douze millions sept-cent cinquante-cinq mille quatre cents onze (1 477 772 755 411) FCFA pour des émissions cumulées (restes à recouvrer antérieurs + émissions courantes) arrêtées à deux mille trois cent quinze milliards cinq cent quarante-sept millions cinq cent cinquante-quatre mille trois cent soixante-deux (2 315 547 554 362) FCFA, soit un taux de recouvrement de 63,82%.

Les ordonnancements se sont élevés à mille neuf cent soixante-douze milliards six cent six millions huit cent soixante-onze mille deux cent vingt-quatre (1 972 606 871 224) FCFA sur des dotations définitives de deux mille deux cent quatre-vingt-dix-sept milliards sept cent quatre-vingt-trois millions deux cent quatre-vingt-deux mille (2 297 783 282 000) FCFA, soit un taux correspondant à 85,85% des dotations définitives.

Les prises en charge ont été de mille neuf cent soixante-douze milliards six cent six millions huit cent soixante-onze mille deux cent vingt-quatre (1 972 606 871 224) FCFA, établissant le taux d’exécution à 100%.

Au terme de l’exécution des lois de finances exercice 2017, le compte de résultat budgétaire se présente comme suit :

Les recettes au titre du budget général se sont établies à mille quatre cent soixante-dix-sept milliards sept cent soixante-douze millions sept cent cinquante-cinq mille quatre cent onze (1 477 772 755 411) FCFA contre des dépenses de mille neuf cent soixante-douze milliards six cent six millions huit cent soixante-onze mille deux cent vingt-quatre (1 972 606 871 224) FCFA. Il se dégage ainsi, au titre de l’exécution des lois de finances, exercice 2017 un déficit de quatre cent quatre-vingt-quatorze milliards huit cent trente-quatre millions cent quinze mille huit cent treize (494 834 115 813) FCFA.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

– un projet de loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2019.

Le budget de l’Etat exercice 2019 se chiffre à 2 237,42 milliards de FCFA en recettes et à 2 503,59 milliards de FCFA en dépenses, dégageant ainsi un solde budgétaire global de -266,17 milliards de FCFA.

Les recettes budgétaires totales enregistrent une hausse de 418,37 milliards de FCFA par rapport aux prévisions révisées de 2018.
Sur la base des prévisions de recettes et de dépenses, l’épargne budgétaire se chiffrerait à 430 milliards de FCFA, en amélioration de 311,79 milliards de FCFA par rapport aux prévisions révisées de 2018 et de 11,73 milliards de FCFA par rapport aux prévisions initiales de 2018.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.1.3. Pour le compte du ministère de la Santé :

– un décret portant création d’un internat en chirurgie dentaire des hôpitaux du Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permet de renforcer les centres hospitaliers de notre pays en ressources humaines de qualité et d’assurer de façon permanente la présence de spécialistes dans les services hospitaliers.

– un décret portant approbation des statuts particuliers de l’Institut national de santé publique (INSP).

L’adoption de ce décret permet à l’INSP de remplir efficacement ses missions et de se conformer aux dispositions du décret n°010-2014-615/PRES/PM/MEF/MS du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de santé (EPS).

I.1.4. Pour le compte du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière :

– un décret portant réglementation de la circulation et du stationnement des véhicules poids lourds à l’intérieur des communes du Burkina Faso.

L’adoption de ce décret vise à réglementer la traversée des agglomérations afin de réduire les risques d’accidents mortels, à promouvoir la sécurité et la sureté dans les transports terrestres, à assurer la professionnalisation des acteurs du secteur et à exploiter de façon optimale et sécurisante les infrastructures et les moyens de transport.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE

Pour le compte du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation :

– un rapport relatif à une autorisation pour la conclusion de marchés par la procédure d’entente directe pour les travaux de réhabilitation ou de reconstruction des établissements sinistrés dans diverses régions du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

– lot 1 : GSI pour un montant de cent quarante-deux millions sept cent quatre-vingt mille (142 780 000) FCFA TTC ;
– lot 2 : GSI pour un montant de cent trente-quatre millions cinq cent vingt mille (134 520 000) FCFA TTC ;
– lot 3 : TA & A GROUPE pour un montant de cinquante-cinq millions sept cent quatre-vingt-trois mille quatre cent cinquante-six (55 783 456) FCFA HTVA ;
– lot 4 : CGT pour un montant de cent huit millions six cent trente-neuf mille neuf cent dix (108 639 910) FCFA TTC ;
– lot 5 : NEO SERVICES pour un montant de cent quatre-vingt-sept millions neuf cent cinquante-trois mille cent soixante-deux (187 953 162) FCFA TTC ;
– lot 6 : ENTREPRISE PHOENIX pour un montant de cent soixante-dix millions deux cent un mille huit cent six (170 201 806) FCFA TTC.
Le montant total des attributions s’élève à sept cent quatre-vingt-dix-neuf millions huit cent soixante-dix-huit mille trois cent trente-quatre (799 878 334) FCFA.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2018.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a fait au Conseil une communication relative à la visite d’amitié et de travail du Président du Faso les 17 et 18 septembre 2018 à Accra au Ghana.
Au cours de cette visite le Président Roch Marc Christian KABORE et son homologue ghanéen NANA ADDO DANKWA AKUFO-ADDO ont dirigé une séance de travail conjointe autour de 25 projets d’intérêt commun.
Le Président Roch Marc Christian KABORE a été élevé à la dignité de  » Companion of the Order of the Star of Ghana « , la plus haute distinction honorifique du Ghana.
Le Président du Faso a mis à profit son séjour pour rencontrer les Burkinabè vivant au Ghana.

II.2. Le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la première édition du Salon international du coton et du textile (SICOT), du 27 au 29 septembre 2018 à Koudougou, sous le thème  » la transformation intégrée du coton, facteur de création d’emplois et de richesse « .
Placée sous le Très haut patronage de Son excellence monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, le SICOT a pour objectif principal de mettre en valeur le secteur du coton et de faire du Burkina Faso, le carrefour africain de la chaîne de valeur coton.
Plus de 1000 visiteurs professionnels en provenance du monde entier sont attendus à ce salon dédié à la transformation du coton africain.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DE L’AUTORITE SUPERIEURE DU CONTROLE D’ETAT ET DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

– Monsieur Ousmane Jean-Pierre SIRIBIE, Mle 16 762 R, catégorie P, échelle 4, 4ème grade, 4ème échelon, est nommé Responsable de programme  » Contrôle d’Etat  » de l’Autorité supérieure du contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), cumulativement avec ses fonctions de Contrôleur général d’Etat adjoint.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

– Monsieur Pakindsama OUEDRAOGO, Mle 239 807 L, Commissaire de Police, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur de la Prévention et de la lutte contre l’insécurité de la Coordination opérationnelle des services de sécurité.

C. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION

– Monsieur Prosper Boubacar MANLI, Mle 28 527, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Gnagré KOSSE, Mle 105 163 E, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chef du département de l’éligibilité et de la protection ;
– Madame Salamata Odette NIAMBA/CONGO, Mle 104 412 P, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Chef du département des études, de la communication et des solutions durables ;
– Madame Wendegoudi Jacqueline OUEDRAOGO, Mle 208 209 H, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Premier conseiller près l’Ambassade, Mission permanente du Burkina Faso à Genève ;
– Monsieur Alfred Benjamin Patindé TIENDREBEOGO, Mle 104 408 M, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Premier conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Rome ;
– Monsieur Maxime BENGALY, Mle 118 841 K, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Mamadou COULIBALY, Mle 59 729 K, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Ambassadeur, Secrétaire permanent de la francophonie ;
– Monsieur Souleymane BARY, Mle 98 266 E, Interprète- traducteur, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Traducteur interprète à l’Ambassade du Burkina Faso à Riyad ;
– Monsieur Samson Arzouma III OUEDRAOGO, Mle 118 846 N, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des affaires politiques et sécuritaires ;
– Monsieur Hassane ZAMPALIGRE, Mle 105 224 J, Conseiller des affaires étrangères, est nommé Directeur du suivi, de l’évaluation et de la capitalisation ;
– Madame B. Stella Eldine KABRE/KABORE, Mle 92 322 E, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Consul général du Burkina Faso à Milan (Italie) ;
– Monsieur Boubacar Bodjel DICKO, Mle 023 704 V, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Consul général du Burkina Faso à Lomé ;
– Monsieur Victor LOMPO, Mle 22 519 X, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur du courrier et de la valise diplomatique;
– Madame Koumbi Aline KOALA / KABORE, Mle 26 783 B, Conseiller des affaires culturelles, 3ème classe, 8ème échelon, est nommée Chargé de missions.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

– Monsieur Hamadou KOBANKA, Mle 24 098 M, Inspecteur du Travail, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Pakidumsamba David BELEMNABA, Mle 212 157 S, Inspecteur du Travail, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Madi Abdullah BANSE, Mle 19 775 J, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Hamadoum DICKO, Mle 49 116 V, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 4ème échelon est nommé Directeur général du Fonds national d’appui des travailleurs déflatés et retraités (FONA-DR) ;
– Monsieur Sakré OUEDRAOGO, Mle 59 698 B, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Mathurin OUEDRAOGO, Mle 34 943 E, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des carrières ;
– Monsieur Salifou KOLOGO, Mle 212 160 L, Inspecteur du Travail, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles ;
– Monsieur Soulemane ZONGO, Mle 212 390 L, Inspecteur du Travail, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des études et de la réglementation ;
– Monsieur Issouf ZIDA, Mle 212 387 J, Inspecteur du travail, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des relations et des Normes internationales du travail ;
– Monsieur Ludovic Ismael Tinga ZAKSONGO, Mle 118 984 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur du suivi-évaluation et de la coordination des projets et programmes ;
– Monsieur Sylvain ZONGO, Mle 247 150 M, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 3ème échelon est nommé Directeur des sorties assistées ;
– Monsieur Noufo Enok KINDO, Mle 102 942 T, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, Catégorie A, 1er échelon, est nommé Directeur de la Communication et de la Presse ministérielle ;
– Monsieur Adama GANABA, Mle 51 168 J, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité au FONA-DR ;
– Monsieur Souleymane NABASSAGA, Mle 294 367 Y, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Chef de département des finances et de la logistique au Secrétariat technique du Guichet virtuel unique de l’administration publique (ST/GVAP) ;
– Monsieur Ouessonou Casmil BATIAN, Mle 225 078 D, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chef de département des finances et de la logistique au Secrétariat permanent de la modernisation de l’Administration et de la bonne gouvernance ;
– Monsieur Suanyaba Rodrigue OBOULBIGA, Mle 217 036 A, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5ème échelon est nommé Chef de département du développement des ressources humaines au Secrétariat permanent de la modernisation de l’Administration et de la bonne gouvernance ;
– Monsieur Sidi BARRY, Mle 217 027 N, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de département de la Promotion de la bonne gouvernance ;
– Monsieur Djissié SOUGUE, Mle 216 830 K, Inspecteur du Travail, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional du travail et de la protection sociale du Centre-Nord.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Vlé Fulbert TRAORE, Mle 97 973 V, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de la migration et de la réinsertion à la direction générale des Burkinabè de l’extérieur ;
– Monsieur Basssirou ZOMA, Mle 118 859 M, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de la mobilisation des compétences de la diaspora.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

– Madame Baïlaou Aïssa GANOU/HOUNTONDJI, Mle 46 213 Y, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice de l’administration des finances de l’Université Norbert ZONGO ;
– Monsieur Boureima OUEDRAOGO, Mle 208 063 S, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité du Fonds national de l’éducation et de la recherche (FONER) ;
– Monsieur Mamoudou CISSE, Mle 47 561 H, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Secrétaire permanent du Plan national de développement de l’enseignement supérieur (PNADES).

G. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE L’ALPHABETISATION

– Monsieur Issa ZIDA, Mle 17 380 M, Conseiller pédagogique itinérant, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Chargé de missions en remplacement de Madame Monique BADO ;
– Monsieur Adama TAMBOURA, Mle 27 303 S, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Chargé de missions en remplacement de Monsieur Henri Prosper PARE ;
– Madame Bernadette YAMEOGO/RAMDE, Mle 18 317 U, Inspecteur de l’enseignement du 1er degré, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services en remplacement de Monsieur Ousmane OUEDRAOGO ;
– Madame Marie Florence OUARE/OUEDRAOGO, Mle 22 014 W, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services en remplacement de Monsieur Vincent TIENDREBEOGO ;
– Madame Martine BADO/OUEDRAOGO, Mle 13 720 L, Inspecteur de l’enseignement du 1er degré, 1ère classe, 13ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services en remplacement de Monsieur Missa Muller GANOU ;
– Monsieur Tocomnogo Robert Thiérry CABORE, Mle 41 830 A, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services en remplacement de Madame Félicité OUEDRAOGO/ROUAMBA ;
– Monsieur Hassane DIALLO, Mle 52 319 X, Professeur certifié, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services en remplacement de Monsieur Soumana DAO ;
– Monsieur Pierre Alexis BASSINGA, Mle 36 117 G, Professeur certifié, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services en remplacement de Madame Awa SAWADOGO/ MAIGA ;
– Monsieur Abondikou MOIMBOU, Mle 33 048 Y, Inspecteur de l’enseignement du 1er degré, 1ère classe, 5ème échelon est nommé Inspecteur technique des services en remplacement de Monsieur Jean KAFANDO ;
– Monsieur Ousmane Tikan GUIRO, Mle 52 342 V, Professeur certifié, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services, en remplacement de Monsieur Honoré K. SORGHO ;
– Monsieur Boukaré Jean Hubert KINDA, Mle 20 041 X, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Marie Bernard SANOU, Mle 20 059 Z, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Roger KABORE, Mle 35 485 B, Inspecteur de l’Enseignement du 1er degré, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Bobo-Dioulasso ;
– Monsieur Hamidou SOUABO, Mle 40 712 K, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Fada N’Gourma ;
– Monsieur Job BASSANE, Mle 18 842 A, Inspecteur de l’enseignement du 1er degré , 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur général de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Loumbila ;
– Monsieur Elhadji BOUBACAR, Mle 34 494 E, Inspecteur de l’enseignement du 1er degré, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur général de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Dori ;
– Monsieur Anasthase SOMDA, Mle 78 036 B, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Gaoua ;
– Monsieur Samou Achille SENI, Mle 48 654 N, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Ecole nationale des enseignants du primaire ( ENEP) de Fada N’Gourma ;
– Monsieur Issa GARANE, Mle 16 878, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Ecole nationale des enseignants du primaire ( ENEP) de Loumbila ;
– Monsieur Denis VIMBOUE, Mle 47 594 Z, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur régional des enseignements post-primaire et secondaire de la Boucle du Mouhoun ;
– Madame Tontié Colette SOURABIE/SIRI, Mle 55 912 L, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Directrice régional des enseignements post-primaire et secondaire des Cascades ;
– Monsieur Coubabaon Clément SOME, Mle 26 360 F, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 2ème classe, 11ème échelon, est nommé Directeur régional des enseignements post-primaire et secondaire du Centre ;
– Monsieur Guingri Julien YOUGBARE, Mle 41 444 T, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 2ème classe, 10ème échelon, est nommé Directeur régional des enseignements post-primaire et secondaire du Centre-Est ;
– Monsieur Adama BELEM, Mle 52 223 C, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Directeur régional des enseignements post primaire et secondaire du Centre-Nord ;
– Monsieur Honoré TOE, Mle 31 342 T, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 2ème classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional des enseignements post-primaire et secondaire du Centre-Ouest ;
– Monsieur Idrissa Pascal TIENDREBEOGO Mle 47 540 D, Inspecteur de l’enseignement secondaire, Catégorie PB, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur régional des enseignements post-primaire et secondaire de l’Est ;
– Monsieur Henri Prosper PARE , Mle 35 176 A, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 2ème classe, 10ème échelon, est nommé Directeur régional des enseignements post-primaire et secondaire des Hauts-Bassins ;
– Monsieur Abdoulaye ILBOUDO, Mle 49 892 W, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur régional des enseignements post-primaire et secondaire du Plateau-Central ;
– Monsieur Yénilé KADINZA, Mle 37 300 D, Inspecteur de l’enseignement du 1er degré, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle de la Boucle du Mouhoun ;
– Monsieur Kayaba NATAMA, Mle 40 667 A, Inspecteur de l’enseignement du 1er degré, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle de l’Est ;
– Monsieur Brahima D. SANON, Mle 28 889 T, Inspecteur de l’enseignement du 1er degré, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle des Hauts-Bassins ;
– Monsieur Harouna KIEMDE, Mle 40 808 S, Inspecteur de l’enseignement du 1er degré, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Nord ;
– Monsieur Pascal KABORE, Mle 22 011 M, Inspecteur de l’enseignement du 1er degré, 1ère classe,7ème échelon, est nommé Directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Plateau-Central ;
– Monsieur Moumounou KONATE, Mle 35 087 A, Inspecteur de l’enseignement du 1er degré, 1ère classe ,12ème échelon, est nommé Directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Sahel ;
– Monsieur Lombo GNOUMOU, Mle 41 451 V, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire des Balé ;
– Monsieur Nathan TRAORE, Mle 36 100 M, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire des Banwa ;
– Monsieur Pibi KABORE, Mle 41 650 E, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire de la Bougouriba ;
– Madame Djénéba OUEDRAOGO/BELEMVIRE, Mle 52 258 F, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 13ème échelon, est nommée Directrice provinciale des enseignements post-primaire et secondaire du Kouritenga ;
– Monsieur Alidou Karim KONE, Mle 52 226 L, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire de la Comoé ;
– Monsieur Bédaré OUEDRAOGO, Mle 54 457 G, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Ganzourgou ;
– Monsieur Adama TONDE, Mle 54 563 V, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire de la Gnagna ;
– Monsieur Michel Panwin SOME, Mle 56 144 A, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Ioba ;
– Monsieur Evariste Eros BEREHOUDOUGOU, Mle 44 086 T, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Kadiogo ;
– Monsieur Seydou TRAORE, Mle 54 521 G, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Kénédougou ;
– Monsieur Karafa Ferdinand BONI, Mle 43 980 Y, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 17ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire de la Kossi ;
– Monsieur Mamadou KONE, Mle 54 547 E, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 2ème classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire de la Léraba ;
– Monsieur Seydou OUEDRAOGO, Mle 58 477 Z, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Loroum ;
– Madame Noëlie YONLI/TAPSOBA, Mle 43 961 X, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 14ème échelon, est nommée Directrice provinciale des enseignements post-primaire et secondaire du Nahouri ;
– Monsieur Abdoulaye SAWADOGO, Mle 54 485 F, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Namentenga ;
– Monsieur Soumaïla BOULO, Mle 101 664 S, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire de l’Oudalan ;
– Madame Bernadette ZONGO/NITIEMA, Mle 54 415 E, Inspecteur de l’enseignement secondaire, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Directrice provinciale des enseignements post-primaire et secondaire du Passoré ;
– Monsieur Mimtiri OUALBEOGO, Mle 43 929 V, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire de la Sissili ;
– Monsieur Ousséni DIALLO, Mle 53 461 T, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Soum ;
– Monsieur Mamadou KY, Mle 44 015 F, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire du Sourou ;
– Monsieur Ali OUEDRAOGO, Mle 52 228 Y, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire de la Tapoa.

H. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

– Monsieur Elie KABRE, Mle 55 881 X, Maître de Conférences agrégé Hospitalo-universitaire, Catégorie P, 2ème échelon, est nommé Directeur général du Laboratoire national de santé publique (LNSP).

I. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

– Monsieur Elhadji Mahamane LOMPO, Mle 0023 934 G, Conseiller en Sciences et techniques de l’information et de la Communication, 1ère Classe, 9ème échelon, est nommé Secrétaire général de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB).

J. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

– Monsieur Bernard BEBA, Mle 59 714 S, Administrateur civil, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Komi Wilfried Windwaoga ZOUNDI, Juriste, est nommé Conseiller Technique ;
– Monsieur Maurice René SANOGOH, Mle 0025, Pilote Commandant de Bord Instructeur, 11ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Madame Claudine Flore DANGOURI/ILBOUDO, Mle 23 660 K, Administrateur civil, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Chargé de missions ;
– Monsieur Joseph SAWADOGO, Mle 47 550 P, Professeur certifié, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Rimlawindé Pierre OUEDRAOGO, Mle 219 092 J, Professeur certifié des collèges, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Wend-Gomdé Abel SAWADOGO, Mle 205 543 J, Economiste, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général de la mobilité urbaine ;
– Monsieur Ignace DIESSONGO, Mle 217 031 D, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines.

K. AU TITRE DU MINISTERE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’ARTISANAT

– Monsieur Marcel OUEDRAOGO, Mle 217 041 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines.
– Monsieur Daouda OUEDRAOGO, Mle 32 71 P, Economiste, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Issaka SOURWEMA, Mle 25 482 B, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 2ème classe, 11ème échelon, est nommé Chargé de missions.

L. AU TITRE DU MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Mle 33 712 T, Ingénieur de conception en vulgarisation agricole (option élevage), 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Issa SAWADOGO, Mle 52 110 F, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Responsable du  » Programme productivité et compétitivité des productions animales  » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des productions animales ;
– Monsieur Brahima SOULAMA, Mle 58 226 E, Attaché de santé en épidémiologie, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Responsable du  » Programme pilotage et soutien  » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
– Monsieur Emilien Ulrich Emmanuel Yisso BAKONE, Mle 288 546 C, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la planification et du suivi-évaluation ;
– Monsieur Anlièbèdon Gustave SOME, Mle 95 798 W, Ingénieur socio-économiste, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la formulation des politiques, projets et programmes ;
– Monsieur Dominique ILLY, Mle 209 890 H, Conseiller d’élevage, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial des ressources animales et halieutiques du Ziro ;
– Monsieur Drissa SOURABIE, Mle 119 336 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances.

M. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES POSTES

– Monsieur Aly DIABY KASSAMBA, Mle 58 464 W, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances.

N. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE ET DE LA FAMILLE

– Monsieur Hamadé BELEM, Mle 31 962 S, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Responsable du  » Programme Pilotage et soutien  » cumulativement avec ses fonctions de Directeur des marchés publics;
– Madame Edwige Ninon YAMEOGO/SANKARA, Mle 220 410 Z, Conseiller d’éducation féminine, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Responsable du  » Programme Femme et genre  » cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale de l’Autonomisation économique de la femme ;
– Monsieur Ourobé Eric COULIBALY, Mle 57 224 L, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Responsable du  » Programme Solidarité nationale et gestion des catastrophes  » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la promotion de la famille et des services sociaux ;
– Monsieur Daouda SAMA, Ingénieur des travaux, réseaux et systèmes informatiques, est nommé Directeur des services informatiques ;
– Monsieur Jacques KOALA, Mle 220 407 X, Conseiller d’éducation féminine, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de département Appui institutionnel et renforcement des capacités du Conseil national pour la promotion du genre ;
– Monsieur Ibrahim BELEMKOABGA, Mle 237 916 K, Conseiller d’éducation féminine, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chef de département suivi-évaluation du Secrétariat permanent du Conseil national pour la promotion du genre ;
– Monsieur Ousmane OUEDRAOGO, Mle 286 345 B, Conseiller d’éducation féminine, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur du suivi-évaluation et de la capitalisation ;
– Monsieur Djibrilla MAIGA, Mle 57 229 U, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille du Soum ;
– Monsieur Cyrille YANKINE, Mle 53 496 D, Administrateur des affaires sociales, est nommé Chef de département Prévention, accompagnement des victimes de séquelles de l’excision ;
– Madame Hariguietta CONGO/ZONGO, Mle 23 899 J, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 15ème échelon, est nommée Chargé de missions ;
– Monsieur Mamadou OUATTARA, Mle 43 791 M, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Secrétaire permanent de l’Observatoire national de la solidarité ;
– Monsieur Adoulaye MILLOGO, Mle 48 820 G, Conseiller d’Intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de la Maison de l’Enfance André DUPONT de Orodara ;
– Monsieur Sahid KOBEANE, Mle 108 577 D, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de la protection de la famille ;
– Monsieur Issaka TIENDREBEOGO, Mle 116 717 X, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chef de Département de la Communication et de la documentation du Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la pratique de l’excision (SP/CNLPE) ;
– Madame Kiédala Ursule Viviane TARO/SANON, Mle 83 860 M, Juriste, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Chef de Département chargé des questions juridiques et des relations avec les acteurs au Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la pratique de l’excision (SP/CNLPE) ;
– Monsieur Karim OUEDRAOGO, Mle 92 523 K, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chef de Département de la formation, du plaidoyer et de la communication du Secrétariat permanent de l’Observatoire national de la solidarité (SP/ONS) ;
– Monsieur Boureima NACANABO, Mle 57 237 P, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille du Boulgou ;
– Monsieur Gninizo Bertrand BONZI, Mle 57 235 F, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille de la Kossi ;
– Monsieur Gétinsonma Germain GUISSOU, Mle 47 762 G, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille du Kourwéogo ;
– Monsieur Bruno BAYE, Mle 53 491 A, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille de l’Oubritenga ;
– Monsieur Toirimbé Gaston NASSOURI, Mle 81 999 J, Administrateur des affaires sociales, est nommé Directeur provincial de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille du Passoré ;
– Monsieur Lassané OUEDRAOGO, Mle 85 582 V, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1er grade, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial de la femme, de la solidarité nationale et de la famille de la Tapoa ;
– Monsieur Yacouba OUEDRAOGO, Mle 81 941 J, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille du Zondoma.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A. MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC).

Administrateur représentant le Personnel :

– Monsieur Abdou Samadou MAIGA, Mle 279 977 C, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, pour un premier mandat de trois (03) ans.

Administrateur représentant les Elèves :

– Monsieur Nayalgdo Paul SAWADOGO, Mle 202 703 L, Assistant en sciences et techniques de l’information et de la communication pour un mandat d’un an.

B. MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement de mandat de Monsieur Ernest Abdoulaye OUEDRAOGO, Mle 528, Technicien supérieur en électronique, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), pour un dernier mandat de trois (03) ans.

C. MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier porte nomination de Monsieur Fidèle Timbpidian NAGANDA, Mle 225 038 X, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Mines et des carrières, au Conseil d’administration de la Société minière IAMGOLD ESSAKANE SA, pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration de la société minière HOUNDE GOLD OPERATION SA, pour un dernier mandat de trois (03) ans.
Au titre du ministère des Mines et des carrières :
– Monsieur Sylvain SOME, Mle 508 760 S, Expert en exploration et valorisation des ressources minérales.
Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
– Monsieur Karfa FAYAMA, Mle 49 060 E, Inspecteur du trésor.
Le troisième décret porte nomination de Madame Mamou OUEDRAOGO, Mle 96 934 R, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de la Société des mines de Taparko (SOMITA-SA), pour un premier mandat de trois (03) ans.

D. MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Malick KOUANDA, Mle 246 013, Economiste-gestionnaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière au Conseil d’administration de la Société internationale de transport en Afrique par rail (SITARAIL) pour un premier mandat de trois (03) ans.

E. MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE ET DE LA FAMILLE

Le Conseil a adopté deux décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Institut national de formation en travail social (INFTS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– Monsieur Ramané KABORE, Mle 216 334 H, Enseignant chercheur.
Au titre du ministère de la Santé :
– Monsieur Guy Hermann KABORE, Mle 58 361 D, Conseiller de santé.
Le second décret nomme les personnes ci-après Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Institut national de formation en travail social (INFTS), pour un dernier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Madame Olga OUEDRAOGO, Mle 77 992 P, Juriste.
Au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille:
– Monsieur Pascal BAMOUNI, Mle 130 166 L, Magistrat de grade exceptionnel.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte nomination d’administrateurs au conseil d’administration de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) pour un premier mandat de trois (03) ans :
Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la décentration :
– Monsieur Halhassane SINARE, Mle 41 154 C, Juriste.
Au titre du ministère de la Santé :
– Monsieur Charles Nasaleyi KAMBOUELE, Mle 84 796 W, Architecte.
Administrateur représentant les travailleurs :
– Monsieur Sylvain SANYAN, Mle 90 12 C, Ingénieur génie civil.

Le second décret renouvelle le mandat des personnes dont les noms suivent au Conseil d’administration de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) pour un dernier mandat de trois (03) ans :

Au titre du ministère de l’économie, des finances et du développement :

– Monsieur Marcelin NANEMA, Mle 59 644 R, Administrateur des services financiers.
Au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :
– Monsieur Fidèle ILBOUDO, Mle 111 312 Y, Conseiller des affaires économiques.

G. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Bourahima TARNABDA, Mle 51 210 R, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’Administration du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Bourahima Sié KONATE, Mle 104 258 Z, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’Administration du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL), pour un dernier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Bourahima TARNABDA, Président du Conseil d’Administration du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et
des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU
Officier de l’ordre national

Burkina/Putsch manqué : Des soldats du RSP ont enfermé le Capitaine Amidou Kouda, selon le Capitaine Oussène Zoumbri

Devant la barre du Tribunal militaire, lundi et mardi, le Capitaine Oussène Zoumbri a indexé un groupe de sous-officiers de l’ex Régiment de sécurité présidentiel (RSP) qui «narguaient» et «humiliaient» les officiers et qui se sont même opposés au désarmement, lors du putsch déjoué.

«En Juin 2015, des soldats ont enfermé le Capitaine Amidou Kouda dans son bureau. Le commandant Abdoul Aziz Korogo, le Capitaine Abdoulaye Dao et moi-même sommes chacun allé nous plaindre auprès du chef d’Etat-major particulier de la présidence le Colonel-major Boureima Kéré.

Ce dernier a simplement répondu que les soldats disent que nous les parlons mal», a avoué lundi  et mardi, le Capitaine Oussène Zoumbri, les larmes aux yeux.

Les soldats qui ont «humilié» le Capitaine Amidou Kouda étaient entre autre le Sergent Djerma (décédé), le Sergent Ollo Stanislas Silvère Pooda, le soldat de première classe Hamado Zongo, selon le Capitaine Oussène Zoumbri.

A ces soldats et sous-officiers, le Capitaine Oussène Zoumbri a ajouté le Sergent-chef Laoko Mohamed Zerbo, le Sergent-chef Ali Sanou, le Sergent Abdoul Nafion Nebié, le Caporal Pascal Moukoro, le soldat de première classe Boureima Zouré, qui n’hésitaient pas, a-t-il poursuivi, de «narguer » les officiers.

«A chaque fois, qu’il y avait un blocage, nous les officiers étions ignorés par ces soldats et sous-officiers. On était obligé de mettre la queue entre les pattes pour appeler un sergent-chef, à savoir Roger Koussoubé qui débloquait la situation ».

Selon le Capitaine Oussène Zoumbri, les soldats et sous-officiers écoutaient mieux Roger Koussoubé dit «Touareg» qu’eux les officiers.

«Après la séquestration du Capitaine Kouda, c’est Koussoubé qui roulait dans son véhicule. C’était énervant et exaspérant. On était vraiment humiliés», a regretté le Capitaine Oussène Zoumbri.

Devant le juge d’instruction, l’accusé a aussi déclaré que Koussoubé et son groupe, faisaient ce qu’ils voulaient, ils n’écoutaient pas le commandement, a rappelé le parquet militaire.

Le Capitaine Oussène Zoumbri a également fait savoir que ce sont ces mêmes sous-officiers et soldats qui se sont opposés au désarmement du RSP, lors du coup de force manqué de septembre 2015,  qui avait été ordonné par le commandement.

«Quand on voulait enlever les matériels, des soldats se sont opposés affirmant qu’ils n’étaient pas informés. Le sergent Djerma est entré dans un camion chargé de matériels pour l’empêcher de partir » a expliqué le Capitaine Oussène Zoumbri.

Et parmi, ses soldats hostiles au désarmement, le Capitaine Oussène Zoumbri a cité le Sergent Abdoul Nafion Nebié, le Sergent Ollo Stanislas Silvère Pooda, le Sergent-chef Laoko Mohamed Zerbo qui, a-t-il dit, «nous narguaient, ne nous écoutaient pas, nous insultaient d’être des traites ».

«Le sergent-chef Zerbo faisait le tour des postes pour demander aux soldats de ne pas désarmer. Et pourtant, ce sous-officier qui a été meilleur de sa promotion, n’était pas comme cela mais il a changé » a déploré le Capitaine Oussène Zoumbri.

Ces sous-officiers et soldats sont même allés jusqu’à exiger un Rassemblement au carré d’armes pour entendre la position du Général Diendéré en personne sur le désarmement que ces derniers n’approuvaient pas, a également fait savoir le Capitaine Oussène Zoumbri.

Le Général Diendéré est finalement venu au carré d’Armes, a expliqué le Capitaine Zoumbri, pour inviter les soldats à désarmer.

Face à toutes ces difficultés qu’eux les officiers rencontraient pour mener le désarmement, ils étaient accusés de l’autre côté par leurs supérieurs d’être ceux qui instrumentalisent les soldats de ne pas désarmer, a aussi affirmé avec regret le Capitaine Zoumbri.

En effet, il a déclaré qu’une rencontre a été organisée à l’Etat-major et qui a réuni le colonel-major Belemgnegré, le colonel-major Naba Théodore Palé, l’ex secrétaire général du ministère de la Défense le colonel-major Alassane Monè.

Au cours de cette réunion, le chef d’Etat-major général des Armées le Général Pingrenoma Zagré aurait demandé au capitaine. « On a donné l’ordre du désarmement pourquoi, ce n’est pas fait ? ».

«J’ai dit qu’on a établi un planning pour le faire parce que le matériel est nombreux et qu’on ne peut pas tout enlever tout d’un coup. Le Général Zagré m’a dit de procéder au désarmement tout de suite. Je lui ai fait savoir que c’est suicidaire pour nous car nous sommes mêmes menacés par les soldats » a expliqué le Capitaine Zoumbri.

Malgré ses explications sur les menaces dont eux les officiers étaient victimes de la part de certains sous-officiers et soldats, le chef d’Etat-major ne voulait rien entendre, selon le Capitaine Zoumbri et exigeait simplement et purement le désarmement.

C’est pourquoi, a-t-il estimé «Nos chefs nous ont jeté en pâture aux hommes».

A la fin de l’audition de l’accusé, le parquet militaire l’a posé une série de questions.

«Qui protégeait ses éléments indisciplinés ? »

«Je propose de poser un regard en hauteur» a répondu le Capitaine Zoumbri.

«Est-ce le colonel-major Boureima Kéré qui les protégeait ? »

« Je ne sais pas. Je n’ai pas vu le colonel-major les protéger. Ce serai hasardeux de ma part de l’affirmer. Ce que je peux dire, c’est que j’ai posé le problème au colonel-major et je n’ai pas eu satisfaction ».

« Est-ce le Général Diendéré ? »

«Je ne sais pas. Je n’étais pas sous les ordres directs du Général Diendéré. Vous me demandez d’accuser le Général de façon frontale ? ».

L’avocat du sergent-chef Roger Koussoubé s’est offusqué des propos du Capitaine Zoumbri tendant selon lui, à faire croire que c’est son client qui était la tête pensante des sous-officiers et soldats indisciplinés.

«Il ne faut pas réduire cette affaire de coup d’Etat à quelques têtes brûlées que les officiers ne pouvaient pas dompter et faire croire que les officiers n’ont rien à voir dans cette affaire», a-t-il affirmé.

Pour lui, c’est une stratégie de Défense des officiers qu’il estime «non efficace et contre-productif».

« Il ne faut pas avoir comme stratégie de se décharger sur les soldats, sinon les officiers supérieurs aussi vont se décharger sur les officiers à la différence que les soldats dont certains sont des clients, ne puissent se décharger sur personne » a-t-il affirmé.

Me Sandwidi a estimé que l’insubordination dont a évoqué le Capitaine Zoumbri s’étendait jusqu’au sommet de l’armée en ce sens que le capitaine lui-même a aussi discuté les ordres du chef d’Etat-major général des Armées.

L’avocat de l’accusé Me Nion n’est pas de cet avis. Pour lui, «l’armée n’est pas du béni oui-oui» et «qu’aucun texte n’interdit à un subordonné de donner son avis».

«Que mon client donne un avis fusse au chef d’Etat-major Général n’est pas de l’insubordination, ni un manque de respect» a-t-il affirmé.

Cependant, Me Nion dit comprendre l’acharnement de Me Sandwidi contre son client en ce sens que «le sort de son client (Roger Koussoubé) n’est pas reluisant».

«Si Koussoubé roulait avec le véhicule d’un capitaine, cela prouve que c’est lui qui avait instruit les soldats de retirer le véhicule » a-t-il affirmé à l’endroit de l’avocat de ce dernier et du Tribunal militaire.

Le Capitaine Oussène Zoumbri est poursuivi pour cinq chefs d’accusations.

Il s’agit de complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, meurtre sur 13 personnes, coups et blessures volontaires sur 42 personnes, incitation à commettre des actes contraires au règlement et à la discipline, complicité de dégradation aggravée de biens.

Agence d’Information du Burkina

Wurotèda Ibrahima SANOU

CENI : Des commissaires interpellent le président Newton Ahmed Barry

Une gestion solitaire autocratique, des prises de positions publiques qui ne reflètent pas celles prises en plénières, une gestion financière à questionnement (…). Ce sont entre autres griefs soulevés par des commissaires de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) contre leur premier responsable. C’est ce qui ressort de ce document dont nous avons eu copie.

CENI : Des commissaires interpellent le président Newton Ahmed Barry

Monsieur le Président de la CENI,L’organisation régulière des élections libres et transparentes contribue à la consolidation de l’État de droit. Elle nécessite, pour ce faire, un organe de gestion impartial et consensuel des processus électoraux. Les acteurs politiques et civils burkinabè, par leur génie créateur, ont trouvé une formule magique qui fait cas d’école dans la sous-région en matière de gestion électorale. Cette formule est la composition tripartite de l’organe de gestion des élections qu’est la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), avec des missions précises et des attributions connues de ses membres.

Ainsi, le Code électoral, en son article 5, dispose que la CENI est composée de quinze commissaires issus de partis politiques de la Majorité, de l’Opposition ainsi que des Organisations de la Société Civile (OSC), et ce, sur une base paritaire. Cette composition tripartite de la CENI n’est pas fortuite. Il n’est pas utile de revenir sur le contexte historique et politique qui a présidé à la création de la CENI sous son format actuel. Cependant, il faut rappeler que l’intention du législateur était de doter le pays d’un organisme de gestion des élections où prélaverait l’esprit de collégialité et de consensus de ses membres autour de la gestion des processus électoraux à tous les niveaux. Outre la loi qui en constitue la boussole pour l’organisation et le fonctionnement de la CENI, le règlement intérieur est un outil de gestion interne de la CENI qui en est un repère essentiel.

Nonobstant ces outils de gestion exemplaires et la riche expérience de notre organe de gestion des élections, l’équipe actuelle qui conduit la destinée des élections, source de paix sociale, ne semble pas imbue de cette logique. Si les équipes précédentes ont tenté de respecter, autant que faire se peut, l’esprit de collégialité dans la conduite et la gestion des processus électoraux, peut-on en dire autant de la CENI d’aujourd’hui ? Le fonctionnement de l’actuelle CENI interroge plus d’un et pourrait compromettre sérieusement les missions qui lui sont confiées. Qu’en est-il exactement du fonctionnement de l’institution, monsieur le Président de la CENI ?

I- Une gestion solitaire et autocratique

Depuis maintenant deux ans que l’équipe actuelle de la CENI a pris fonction, les commissaires sont de plus en plus surpris et surtout scandalisés par votre attitude solitaire dans la conduite des affaires de l’institution. Il est important de vous rappeler juste quelques faits, parmi tant d’autres, pour vous convaincre du dysfonctionnement au sein de l’institution ; dysfonctionnement caractérisée par une gestion solitaire et autocratique de votre part.

1. Deux mois après l’entrée en fonction de l’équipe des commissaires, vous avez proposé que la CENI se définisse de grandes orientations qui devraient être sa boussole tout au long du mandat couvrant la période 2016-2021. Si l’initiative en elle-même était louable, la démarche pour y parvenir a heurté les commissaires. Le premier jet du document y relatif a été rédigé par vous, sans consulter ni recueillir l’avis de l’ensemble des commissaires qui devraient l’appliquer et répondre de ses conséquences. Ce texte n’a été soumis qu’à deux commissaires pour lecture après sa rédaction. L’un de ces commissaires, après avoir fait des amendements sur la forme, vous a rappelé que le document contenait des décisions fortes qui dépassent les pouvoirs du Président et devraient être discutées par toute l’équipe avant d’être validées.

À la grande stupéfaction de tous les commissaires, en décembre 2016, vous leur faites distribuer ledit document, document qu’ils découvrent, déjà édité, broché et reproduit en plusieurs centaines voire un millier d’exemplaires au moins. Les commissaires vous ont fait savoir qu’ils ne se sentaient pas concernés, encore moins engagés, par le contenu du document qui n’a pas été préalablement examiné par une assemblée plénière en vue de son adoption.

La préoccupation soulevée a été royalement ignorée par vous. Votre passage en force sur cette question s’est matérialisé par la présentation de ce document non adopté, intitulé « Notre mandat », à Son Excellence Monsieur le Président du Faso au cours de l’audience accordée à la CENI le 17 janvier 2017. L’esprit républicain des commissaires leur a dicté la domination de leur stupéfaction face à l’autorité !

Cette peine n’en était qu’à ses débuts d’autant plus que vous avez continué la présentation, la distribution et le don de plusieurs exemplaires de votre document à chacune des audiences accordées à la CENI par d’autres institutions et les mandants des commissaires (Assemblée nationale, Chef de file de l’Opposition politique, Organisations religieuses et coutumières, Conseil national des Organisations de la Société Civile, etc.). En définitive, par cette attitude, vous démontrez que votre seule volonté prime sur celle de toute l’équipe.

2. En avril 2018, le Président du Faso a rencontré les acteurs politiques pour discuter de certaines dispositions du Code électoral qui devraient faire l’objet de modifications. La rencontre a vu la participation d’une partie du bureau de la CENI. Au cours des échanges, vous avez personnalisé le débat en donnant votre point de vue personnelle sur des préoccupations qui y ont été soulevées en ces termes : « Je ne peux pas faire ça ; d’ailleurs, je ne sais pas faire ça ».

Quand on est Président d’une institution comme la CENI, où toute question en lien avec l’organisation des élections doit être auparavant débattue par les quinze commissaires, on prend le soin d’apporter une réponse aux préoccupations d’une des parties prenantes du processus électoral seulement après avoir concerté ceux avec qui on a été chargé de la même mission. Malheureusement, la bonne gouvernance semble n’être qu’une chose que certains furent prompts à exiger des autres sans jamais se soucier de l’appliquer soi-même, même lorsque les textes le prescrivent. Assurément, le pouvoir change l’homme ou plutôt le révèle-t-il ?

3. C’est, sans doute, vous croyant investi de pouvoir absolu de Président de la CENI que le 26 août dernier, vous avez, à travers les médias, cru bon de traiter de la convocation du corps électoral en vue d’un référendum constitutionnel « prévu pour se tenir le 24 mars 2018 » alors que la semaine d’avant, les commissaires avaient échangé de la question en plénière.

Il était ressorti que la convocation du corps électoral appartenait au Gouvernement et que la CENI devait s’abstenir de tout acte allant dans ce sens, au risque de sortir de son rôle et de créer des confusions d’attributions qui vont préjudicier le processus électoral. C’est avec amertume et consternation que les autres commissaires ont appris cette annonce dans les médias. Naturellement, cette sortie médiatique a été condamnée par les commissaires de la CENI et par l’opinion publique qui a pu ainsi noter jusqu’à quel point le Président de la CENI, que vous êtes, sortait de son rôle.

Du reste, cette posture a été immédiatement désavouée par un communiqué du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation (MATD). Dans votre logique de détenteur de pouvoir absolu, vous continuez de défendre cette même posture dans les médias. Voulez-vous ou pensez-vous, à travers cette attitude, contraindre le Gouvernement à vous suivre comme on pourrait l’imaginer ? Si vous entrevoyez ainsi vos prérogatives, même à l’égard du Gouvernement, imaginons ce qu’il en est de la CENI et de vos collègues commissaires ?

4. Lors de l’assemblée plénière, convoquée pour échanger sur le processus électoral, les commissaires ont émis l’idée salvatrice d’une retraite au cours de laquelle ils devraient s’approprier les nouvelles dispositions et analyser les implications de celles-ci sur le mode opératoire de l’enrôlement des électeurs et les activités liées au vote. La proposition a été rejetée par vous au motif que l’institution devait attendre la prise du Décret officiel convoquant le corps électoral.

Mais, à la surprise générale, les commissaires apprennent que vous avez fait confectionner, par les services techniques, une maquette de récépissé à remettre à l’électeur après son enrôlement. Cette maquette, assortie d’un budget additionnel de plus d’un milliard de francs requis, a été présentée par vous au Gouvernement. Ainsi, ni la forme, ni le contenu et encore moins le budget supplémentaire induit par l’exigence de délivrer un récépissé d’enrôlement n’ont été soumis à l’appréciation des commissaires, violant, de ce fait, le règlement intérieur de l’institution et l’article 53 du Code électoral. C’est seulement le 11 septembre, après avoir été probablement avisé du courroux de certains commissaires, que vous avez pensé que, pour contenir ce courroux, il fallait faire machine arrière, sauver ainsi les apparences.

Pour ce faire, la maquette a été transmise aux membres du bureau pour examen à la réunion à venir, après l’avoir déjà présentée officiellement aux Autorités administratives du pays. Par cet agissement, vous venez de démontrer, encore une fois, que le fonctionnement de l’institution devrait s’accommoder des désidératas d’un individu.

5. Cet espace de pouvoir absolu, vous estimez en avoir en supplément en vous appuyant sur votre interprétation de l’article 50 bis du Code électoral, adopté le 30 juillet 2018, qui conférerait au Président « encore plus de pouvoir » notamment pour ce qui est de la définition du mode opératoire de l’enrôlement des électeurs et du vote. Par conséquent, rien ne vous obligeait, vous, le Président, à « mettre en discussions » ledit mode à définir ; n’en déplaise à quelque commissaire « qui pourrait démissionner et se faire remplacer par sa composante ». Ici, encore, vous ne vous rendez pas compte que vous violez l’article 53 du Code, que vous avez sans doute lu et qui vous conférerait « plus de pouvoir ». Assurément, un besoin de clarification sur les attributions de chaque acteur (Président de la CENI, Plénière des commissaires et Gouvernement) relativement au mode technique opératoire de l’enrôlement s’impose à la lecture croisée des articles 14, 50, 50 bis, 53 et 265 sexies du Code électoral.

II. Des prises de positions publiques qui ne reflètent pas celles prises en plénière

Le Président de la CENI, que vous êtes, persuadé que vous avez un pouvoir sans limite et sans partage, nous a habitués à vos prises de position publiques qui ne reflètent guère celles discutées en plénière des commissaires, la seule instance habilitée pour délibérer sur la vie de l’institution, notamment traiter des questions électorales.

1. S’il est fastidieux de répertorier, ici, toutes vos sorties médiatiques qui nous ont valu d’être interpellés par des burkinabè qui veulent comprendre, nous gardons cependant en mémoire que vous êtes très prolixe pour parler de la plate-forme multicanal d’enrôlement des électeurs (par SMS, appel téléphonique, Web, déploiement physique), et pour cause, vous en êtes le seul géniteur. D’ailleurs vous le réclamez et ne manquez pas de le rappeler chaque fois que vous en avez l’occasion, oubliant de préciser que ce mode opératoire d’enrôlement n’a jamais fait l’objet d’adoption par les commissaires qui en attendaient l’expérimentation devant se dérouler en avril 2018, dans une zone-test, celle de l’Est du pays, avant toute prise de décision formelle de la plénière.

2. Des propositions de modifications des articles du Code électoral, en l’occurrence l’article 52 qui précise les documents d’enrôlement et de vote, la CENI n’a jamais envisagé la CNIB, comme seule pièce d’identité exigée à l’électeur résidant à l’extérieur. C’est, encore avec surprise, que les commissaires ont découvert un Président de la CENI, faisant porter à l’institution la paternité d’un tel projet.

III- Une gestion financière à questionnement

1. Certaines lacunes de gestion financière méritent d’être comblées pour éviter les recours aux ententes directes systématiques pour des marchés publics allant de plusieurs centaines de millions à des milliards de francs CFA et ce, sans définition de seuils d’approbation ; toutes choses qui font le lit des abus que vous banalisez en tentant de vous abriter allègrement derrière des appellations d’actes de gestion quotidienne. C’est dans ces conditions que l’interrogation est permise sur le départ, en l’espace d’un an, et comme par hasard, de deux cadres de la chaîne financière (le Directeur de l’Administration et des Finances et le Directeur des Marchés publics), tous nommés par vous-même.

2. Par ailleurs, la littérature avisée sur la bonne gestion financière en matière électorale insiste sur la prudence dans les attributions des marchés pour éviter certaines collusions d’intérêts qui peuvent porter un discrédit sur le processus électoral.

3. En outre, comment s’assurer de la légalité et engager sa responsabilité dans la commande publique dans une institution dotée d’un organe plénier (plénière des commissaires) quand celui-ci, au regard des pratiques actuelles, n’a aucun mot ni aucun regard sur quelque procédure que ce soit en matière de commande publique ; laquelle commande publique devrait tirer son essence du Code électoral modifié dont les implications opérationnelles, au risque de nous répéter, n’ont pas encore été examinées par la plénière des commissaires.

4. Dans cette même rubrique, il est important de noter que votre argument tiré de la réduction du coût des opérations électorales (enrôlement des électeurs par une nouvelle « plate-forme dite multicanal » (enrôlement par SMS, appel téléphonique, Web, déploiement physique) ne résiste pas, aujourd’hui à la confrontation des chiffres. En effet, ce mode d’enrôlement pourrait coûter au contribuable non plus les six milliards initialement annoncés mais jusqu’à dix milliards de francs CFA contre moins de huit milliards pour l’enrôlement classique connu des burkinabè, sans que l’on ait d’ailleurs la certitude d’un enrôlement à moindre coût à l’avenir, eu égard à l’évolution des solutions informatiques.

5. Le souci de la réduction du coût des opérations électorales contraste avec votre volonté farouche de louer, à hauteur de près d’un milliard de francs CFA, les services VSAT pour la proclamation des résultats du référendum, scrutin annoncé par vous, à jour+1 alors que la classe politique n’en fait pas exigence au même titre que pour les autres élections (présidentielles, législatives et municipales) et surtout qu’aucune disposition légale n’y oblige. Quels sont les intérêts en jeu ici ? Nous nous interrogeons toujours.

Cette gestion financière, qui interpelle plus d’un, est devenue le terreau qui alimente à l’interne toutes sortes de propos, aussi troublants les uns que les autres, voire gravissimes du point de vue de l’orthodoxie en matière de gestion financière, propos que nous espérons non fondés.

IV- Une gestion des ressources humaines porteuse de germes de conflits

Dès l’installation de la nouvelle équipe, vous, Président de la CENI, en plantant le décor sur vos supposés prérogatives, n’avez pas manqué de confondre nomination et recrutement en recrutant, sans aucune procédure légale, des agents que vous avez nommés directement à des postes de responsabilité. Rattrapé par les exigences administratives et financières, vous avez tenté de régulariser, sans succès, cette situation par l’intégration de ces agents dans la Fonction publique. Nul doute que tôt ou tard, cette question fera surface !

Au regard de ces observations qui n’épuisent pas la liste des griefs, nous, commissaires signataires du présent mémorandum :

 soucieux de la préservation des acquis du peuple burkinabè en matière de gestion des élections ;
 préoccupés par l’attente forte du peuple burkinabè quant à la réussite de l’organisation des élections par le crédit, l’impartialité, l’intégrité et l’objectivité de la CENI ;
 convaincus que ces objectifs ne peuvent être atteints que moyennant une collégialité entre les commissaires, d’une part, et entre ceux-ci et les services techniques, d’autre part ;
Vous invitons : 
 à vous ressaisir ; 
 à suspendre l’exécution des contrats passés en lien avec un mode opératoire d’enrôlement, mode non encore examiné en plénière ;

 à convoquer dans les délais les meilleurs une plénière des commissaires consacrée exclusivement à la relecture de l’arrêté N° 2016-012 /CENI/CAB du 02 Septembre 2016 portant Organisation et fonctionnement de la CENI, d’une part, et, à l’élaboration d’un manuel de procédures, d’autre part. Autrement, nous aviserons.

Fait à Ouagadougou le 17 septembre 2018
Ont signé : 
M. Adama KÉRÉ, Commissaire, Vice-Président ;
M. Idrissa DARGA, Commissaire, Rapporteur ;
M. Tasséré SAVADOGO, Commissaire ;
M. Boubacar BOUDA, Commissaire ;
M. Samuel Ibrahim GUITANGA, Commissaire.